Esprit critique - Revue électronique de sociologie
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Vol.04 No.10 - Octobre 2002
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Numéro thématique - Automne 2002
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La sociologie à l'épreuve de la mondialisation: vers un renouveau épistémologique et méthodologique
Sous la direction de Rabah Kechad
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Articles
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Réflexions pour une géo-sociologie
Par Jean Charles Lagrée

Résumé :
La mondialisation pose un défi à la sociologie traditionnelle. L'Etat-nation est aujourd'hui pris dans des réseaux d'interconnexion et d'interdépendance qui lui font perdre le statut d'unité pertinente d'analyse sur laquelle la sociologie, en adoptant un parti pris de réalisme, s'est traditionnellement construite. Dès lors, nombre de concepts se doivent d'être réévalués si l'on veut leur conserver leur capacité à rendre compte d'une réalité en pleine transformation. Ainsi en est-il des concepts d'identités collectives, stratification, autorité et politique, société civile, Etat, citoyenneté,...


     Mondialisation, plus qu'un leitmotiv, une peur moderne qui nous met en face d'un avenir incertain et probablement - dans les discours les mieux avisés - pire que le temps présent. A l'aube du XXIème siècle, une fois de plus l'âge d'or est derrière nous. Certes, l'"on" tente de se rassurer en soulignant, thèses historiques à l'appui, que la mondialisation n'est en rien un phénomène nouveau. Mais les peurs que véhiculent ce terme - notamment lorsque l'on considère que la mondialisation d'aujourd'hui marque la dernière avancée du capitalisme - conduisent l'opinion publique, le sens commun, mais également nombre d'experts à développer des visions pessimistes, voire catastrophiques de l'avenir de la planète. Standardisation, homogénéisation, uniformisation seraient l'horizon du monde moderne, de plus en plus régi par l'unique loi du marché.

     Une autre vision, une vision sans doute plus sociologique vient concurrencer cette approche. Elle se caractérise par son insistance à souligner les effets des interconnexions qui se nouent au niveau des "espaces régionaux". Derrière l'apparente uniformisation du monde - se construisent, sur la base de l'affaiblissement des Etats-nations, des différences et des unions régionales.

     Comment la sociologie moderne peut-elle prendre en compte ce mouvement alors que le socle de "traditions" sur laquelle elle s'est construite l'invite à confiner ses observations et conclusions aux Etats-nations érigés le plus souvent en système ou formation sociale, c'est-à-dire en unité pertinente d'analyse?

     Paraphrasant le mot de Pierre Bourdieu à propos de la jeunesse, l'on pourrait dire que la mondialisation n'est qu'un mot, un mot certes mais qui - comme le montre cet auteur - joue un rôle directeur dans l'imposition de catégories de pensées directement issues de la théorie économique libérale. La mondialisation n'est qu'un mot mais qui a pour vertu de rendre naturel ce qui n'est autre que le résultat d'une politique d'imposition d'un ordre du monde construit par les dominants. La mondialisation n'est qu'un mot qui signale une situation d'impérialisme culturel.

     Sans doute la critique de la vulgate que véhicule ce terme doit-elle être faite pour mettre à jour la réalité des rapports de dominations qu'il contribue à masquer. Mais déchirant le voile, l'on trouvera, néanmoins, un état de fait caractérisé par une interdépendance croissante des économies et des sociétés en même temps qu'un brouillage de plus en plus opaque des lieux de prise de décision.

     Cette mondialisation est très largement analysée dans les sciences économiques. Les experts en sciences politiques s'attachent à en dépeindre les effets sur les Etats-nations mais également sur les institutions et organismes internationaux qui gèrent, organisent, régulent les échanges et les coopérations mondiales et/ou régionales[1]. Mais l'on ne peut que constater, qu'hormis quelques notables exceptions (Manuel Castells, A. Giddens par exemple ou encore, Bart Van Steenbergen, Stuart Hall), les sociologues (et plus encore les sociologues français) ne se sont intéressés que très parcimonieusement à ce sujet.

     Pourtant, c'est à plus d'un titre que la mondialisation jette un défi à la sociologie que l'on pourrait qualifier de "traditionnelle"[2].

     Prenant réellement en compte le fait que les pays sont pris dans un faisceau d'interdépendances et de connexions de plus en plus serré, c'est le parti pris de réalisme qui conduit à assimiler l'idée de système social ou de formation sociale à celui d'Etat-nations qu'il convient de questionner. A tout le moins, peut-être faudra-t-il se demander dans quelle mesure l'Etat-nation est ou reste l'unité pertinente de référence pour mener à bien l'analyse des faits sociaux. De même que le géographe[3] a été amené à s'interroger sur les idées de frontière et d'espace, ce sont les limites territoriales, administratives, politiques du système social sur lequel il travaille que le sociologue est conduit à questionner.

     Pierre Bourdieu nous indique que l'idée de mondialisation est le dernier avatar de l'impérialisme culturel américain faisant passer pour naturel ce qui n'est que la résultante d'un choix politique en faveur du néolibéralisme économique[4]. D'autres, dans la littérature en langue anglaise, tout en dénonçant également l'emprise américaine sur le reste de la planète, s'inquiètent de l'homogénéisation croissante des modes de vie, des modes de consommation, des référentiels culturels, des valeurs et des normes. MacDonalisation de la société planétaire, uniformisation néo-libérale, homogénéisation et réduction des différences sous la pression du marché qui désormais règne en maître sur l'ensemble du globe[5], à cette thèse s'opposent ceux qui voient dans la mondialisation le développement accéléré - car le phénomène n'est rien moins que nouveau - d'une interconnexion et d'une interdépendance qui place les micro-mondes dans un immense réseau. La mondialisation introduit certes un rapport de domination impérialiste. Mais elle s'accompagne également d'un phénomène de résistance culturelle qui ne ressort pas seulement dans les mesures d'exceptions prises par les politiques ou les organismes nationaux et internationaux mais qui est de l'ordre de l'opposition des peuples face aux menaces qui pèsent sur leurs identités et traditions.

     C'est cette idée de résistance qu'incarne le concept de "méditerranée" - emprunté à Braudel - lorsqu'il est appliqué à des "espaces régionaux" qui se sont construits par des emprunts, des impositions, des rapports de forces, des voyages, des échanges,... Les spécialistes des questions asiatiques, qu'ils soient experts en sciences politiques, économistes, sociologues ont su tirer profit d'un tel concept en soulignant la fonction d'échange, de creuset, de dynamisation, de liens entre civilisations hétérogènes que jouent ces espaces[6]. L'on tirera bénéfice d'un tel concept principalement sur deux points. Est en question tout d'abord la dialectique existant entre homogénéité et différence, c'est-à-dire en fait la question de la formation des identités collectives, qui est la condition sine qua non de la construction d'un nouveau mode de vivre ensemble, à l'ère de la globalisation. La région du sud-est asiatique se construit dans une volonté d'échapper à la double emprise américaine et européenne, tant sur le plan économique dans les domaines politiques ou culturels. Pourtant cette construction suppose que soient dépassées les différences ethniques, culturelles, religieuses, politiques, nationalistes et autres qui fragmentent cet espace régional. Comme le souligne Marie-Claire Bergère, c'est en s'appuyant sur ce constat de fragmentation et de morcellement que l'on peut prendre la mesure du caractère volontariste de ce processus d'élaboration d'une identité régionale, seule capable de sublimer les différences[7]. C'est une thèse tout à fait similaire que nous avons défendue dans notre dernière investigation sur l'identité européenne. Au vu des statistiques, celle-ci n'est qu'un projet. Le foisonnement des références, leur éparpillement l'emporte sur n'importe quelle plateforme commune ou même sur n'importe quelle convergence que l'on pourrait supposer. Et là encore, l'identité européenne est une "construction" à laquelle concourt avec un notable enthousiasme les historiens, les économistes, les sociologues. Une identité européenne est en passe d'être inventée, qui pourrait permettre de transcender les différences.

     Mais qu'il s'agisse du sud-est asiatique ou bien de l'Europe, ou bien encore du MERCOSUR, l'édification de ces espaces régionaux que vient souder une identité collective en formation est le premier facteur de résistance à l'homogénéisation des modes de vie, des valeurs, des cultures qu'impose ou que tendrait à imposer l'américanisation de la planète. De ce point de vue, les identités régionales - qui, comme il est désormais très largement admis depuis que Stuart Hall, Roland Robertson ou Immanuel Wallerstein en aient fait la théorie[8], s'articulent aux autres identités locales, ethniques, nationales, de sexes, etc. - se bâtissent, s'affirment, se renforcent dans l'opposition et la démarcation. Elles affichent la différence par rapport aux références américaines et occidentales. Selon cette hypothèse - qui bien évidemment reste à investiguer empiriquement - la mondialisation serait le moteur de l'articulation d'aires civilisationnelles, hétérogènes, elles-mêmes construites à partir de l'interconnexion de différences sur la base d'un "bien culturel" commun.

     C'est également notre conception de la stratification sociale qu'interpelle le processus de mondialisation, lorsqu'il est pris sociologiquement en compte. La mondialisation de l'économie, de la finance, du travail est appelée à accélérer et renforcer les flux migratoires des différentes catégories de main-d'oeuvre. Certes, ce phénomène n'est qu'émergent. Selon les statistiques du Bureau international du Travail, moins de 2% de la force de travail mondiale exercent un emploi dans un autre pays que le sien. Mais les délocalisations, la mobilité des marchés, les stratégies concurrentielles des acteurs économiques qu'ils soient entrepreneurs privés ou organismes étatiques voire para-étatiques sont appelés à accroître les flux migratoires de main-d'oeuvre. L'on s'intéressera tout d'abord à la migration des élites, des professionnels, des personnes dotées d'un capital culturel performant. Sans doute cette catégorie de population est-elle ultra minoritaire. Il n'en reste pas moins que l'on assiste à la formation d'une caste de professionnels mobiles, délocalisés, n'ayant plus que de lointaines racines avec leurs origines nationales, qui se rattachent à leur entreprise ou à leur profession indépendamment du contexte local, régional, ou national où ils exerceront[9]. Parallèlement à cette délocalisation de l'employabilité des "élites", l'on voit se constituer une mondialisation du marché de la formation. La mobilité des pères/mères provoque une mobilité accrue de la demande de formation. L'internationalisation requiert une appétence plus grande à une formation internationale. Le choix de l'élite à former et à reproduire dans ses positions se rit des frontières, optant pour les meilleures formations dans les meilleures universités indépendamment des continents sur lesquels les membres de ce groupe se trouvent.

     En symétrique, à ce cosmopolitisme des élites, il faudra considérer l'enfermement dans les contextes locaux des populations dont la force de travail trouve à s'employer sur des marchés de l'emploi extrêmement localisés. Il faudra également considérer les migrations de la 'faim' qui drainent sur les routes une main-d'oeuvre non qualifiée, employée temporairement et dans des conditions difficiles et qui sont mis dans l'incapacité d'adopter les standards de vie communs, en usage dans une société ou dans un contexte de vie donné. Au-delà des facteurs fondamentaux que peuvent être les aléas des jeux de transferts financiers, les impondérables des marchés, les stratégies des acteurs économiques et/ou politiques, etc., l'exclusion sociale - que l'on rencontre "sur le terrain", dans les ghettos ou les hyper-ghettos soit des centre-villes, soit des banlieues - a également une dimension mondiale.

     Aux deux extrêmes de la stratification sociale, l'on voit ainsi la nécessité de placer l'analyse sociologique dans une perspective qui intègre la composante mondialisation des interconnexions, des interdépendances et des rapports de domination.

     Sans prétendre en aucune manière épuiser la liste des domaines que la prise en compte effective du phénomène de mondialisation conduirait à réviser, l'on choisira ici de limiter cette énumération à la question politique: la gestion de la chose publique. Sans doute parce que la mondialisation est d'abord et avant tout le choix d'une politique économique néo-libérale, elle s'accompagne d'un accroissement de la fluidité de nos sociétés et d'un accroissement sensible, sinon spectaculaire des inégalités avec non seulement les gagnants et les perdants mais également avec ceux qui auront toutes les chances de confirmer leur capacité à jouer le jeu de la (post)modernité et ceux qui devront se détourner de tout espèce d'avenir[10]. Sans aucun doute, cet état de fait a-t-il toujours existé. Il est néanmoins, aujourd'hui, patent et porté au coeur de la société, remettant en cause les principes même de la cohésion sociale. L'on ne reprendra pas ici les analyses abondantes qui ont fleuri ces dernières années sur ce thème[11]. Mais l'on signalera toutefois que, par un étrange paradoxe, la question de l'articulation entre la société civile et l'Etat est restée, pourrait-on dire, le parent pauvre de cet intérêt certain. Or la mondialisation en ce qu'elle porte atteinte aux centres décisionnels qui trouvaient "naturellement" leurs places au coeur des Etats-nations, vient renouveler ce questionnement. La politique qui est le garant de la cohésion d'une formation sociale était entre les mains de l'Etat, d'une nation ou de plusieurs nations. Tendanciellement, tel n'est plus le cas, tel ne sera plus le cas. Outre le fait que nombre de phénomènes - telle la circulation des flux financiers - échappent à toute emprise 'nationale', appelant en cela à la mise en place d'une régulation internationale[12], la construction d'espaces régionaux, comme c'est le cas en Europe, engage un processus volontaire de dessaisissement des pouvoirs nationaux au profit des pouvoirs supranationaux[13]. Ce simple constat appelle à reconsidérer nos conceptions traditionnelles de gestion de la chose publique - notamment, mais pas uniquement - pour ce qui concerne la préservation de la chose publique. Mais la mondialisation, qui s'accompagne d'une course effrénée au développement technologique ou encore de l'entrée dans la société du savoir et de la communication conforte une contradiction de plus prononcée entre "intelligence" et mobilisation des intelligences pour faire tourner efficacement la machine économique et la verticalité des systèmes hiérarchiques d'exercice de l'autorité privée et publique[14]. En fait, cette contradiction majeure est au principe de la crise qui affecte le principe d'autorité dans la plupart des sociétés occidentales développées[15]. Dans une société qui fonctionne essentiellement et de plus en plus sur la base de la manipulation des symboles et de la production de connaissances, dans une société qui requiert, de la part de ses membres, un niveau de plus en plus élevé de savoirs, la prise d'initiative, la mobilisation des compétences, la prise de risques la capacité de faire des choix et de prendre des décisions individuelles et/ou collectives sont des qualités absolument nécessaires au bon fonctionnement de l'économie moderne et de la société dans la nouvelle forme qu'elle est susceptible de prendre, à savoir celle du réseau. La mobilisation des compétences, dans ce nouveau contexte émergent est ainsi affaire d'expression d'idées et d'intérêts, de discussions, de gestion des conflits, de recherche de compromis. Le fonctionnement social et économique requiert un espace public de négociation entre acteurs distincts impliqués dans un jeu de relations entre partenaires équivalents. Peut-être pourrions-nous avancer - à titre d'hypothèse - que sous des formes diverses un tel principe de fonctionnement se retrouve ou devrait/pourrait se retrouver à l'oeuvre dans toutes les organisations, institutions, appareils qui composent les sociétés (post)modernes. Mais il faudra remarquer, pour l'intégrer immédiatement dans la démarche d'analyse, qu'un tel principe de fonctionnement qui repose sur l'horizontalité des relations et rapports entre acteurs sociaux est incompatible avec la verticalité des hiérarchies héritées de la société industrielle.

     A cet égard, le politique conçu dans toutes ses dimensions: société civile, identités collectives, citoyenneté, démocratie représentative, appareils d'Etat, est questionné de part en part par cette remise à niveau "horizontale" des rapports et relations entre acteurs.

     Prendre en compte ce changement tendanciel apparaît comme une nécessité impérative si l'on souhaite comprendre les recompositions en cours dans les manières de vivre ensemble et de "faire société" alors que les interconnexions sont de plus en plus fortes. Dans un contexte où les traditions perdent de leurs forces, cultures et lien social s'inventent, se réinventent, se reconstruisent en permanence en tenant compte des transformations en cours. La sociologie qui a pour tâche de suivre, comprendre, expliquer ces changements ne saurait se contenter d'appliquer des cadres d'analyse hérités d'un contexte ancien à une situation qui tend à devenir radicalement nouvelle. Ne parle-t-on pas à cet égard de changement de paradigme sociétal?

     C'est là semble-t-il un défi majeur pour ce qui concerne la pertinence et l'existence même de la sociologie.

     Mais les tendances actuelles présentent aux sociologues un autre enjeu, non moins important. Car dans le mouvement de planétarisation que l'on voit se dessiner sous nos yeux, planétarisation qui prend figure d'interconnexions et d'interdépendances, il s'agit peut-être moins de saisir une formation sociale particulière que de rendre compte de ses rapports et articulations avec les autres sociétés qui composent les réseaux dans lesquels elles se trouvent impliqués. Au-delà donc des questions relatives à une (ou des) culture(s) planétaire(s), à l'existence d'une éventuelle société civile internationale, à la recherche d'une gouvernance mondiale ou de nouveaux modèles de régulations planétaire, une sociologie révisée qui tiendrait compte du développement de cette société en réseau, serait à même de collaborer avec les économistes ou les spécialistes des relations internationales pour comprendre les jeux de rapports qui organisent un univers globalisé.
Jean Charles Lagrée

Notes:
1.- Philippe Moreau Defarges, L'ordre mondial. Dalloz - Armand Colin, Paris, 1998
Jacques Soppelsa, Géopolitique de l'Asie pacifique. Ellipses, Paris, 2001
2.- Voir, sur un sujet connexe la thèse défendue par François Dubet et Danilo Martucelli. Dans quelle société vivons-nous? Seuil, L'épreuve des faits, Paris, 1998
3.- "Les territoires de la nation", Hérodote. Revue de géographie et de géopolitique. 3e trimestre 1991, no62
4.- P Bourdieu, "La nouvelle vulgate planétaire". In. Interventions 1961-2001 Science sociale et action politique. Ed. Agone, Marseille, 2002
5.- Francis Fukhuyama La fin de l'histoire et le dernier homme. Traduction Poche, 1993
6.- François Gipouloux, "Intégration ou désintégration? Les effets spatiaux de l'investissement direct en Chine. Une méditerranée asiatique?" Perspectives Chinoises, numéro 46, mars/avril 1998, p. 6-14
Thomas Rohlen, A 'Mediterranean' model for Asian regionalism: cosmopolitan cities and nation states in Asia, Standford Unversity, May 1995
7.- Marie-Claire Bergère, Le mandarin et le compradore. Les enjeux de la crise en Asie orientale. Hachette Littératures. 1998, p.139
8.- Stuart Hall "The Local and the Global: Globalization and Ethnicity"; et "Old and New Identities, Old and New Ethnicities". In. Culture Globalization and the world system (eds. A. King) Macmillan, 1993
voir aussi dans le même ouvrage, Roland Robertson "Social Theory, Cultural Relativity and the Problem of Globality" p. 91-90 et Immanuel Wallerstein, "The National and the Universal: Can the Be Such a Thing as World Culture. p.91-106
9.- Lire l'article de Dominique Frommel, "Quand le Nord débauche les médecins du Sud". Le Monde Diplomatique, avril 2002, no577
10.- Zygmunt Bauman. Globalization. The human Consequences. Polity Press, 1998, 1999 p.71
11.- Rappelons pour mémoire le programme de la MIRE de 1990, qui devait aboutir à la publication d'un livre collectif intitulé Trajectoires sociales et inégalités. Recherche sur les conditions de vie. Eres, INSEE, MIRE, 1994.
12.- cf. "La Mondialisation". Revue internationale des Sciences sociales. UNESCO / Eres, juin 1999, no 160, notamment l'introduction de Grahame Thompson: "Situer la mondialisation". p. 159-174
13.- Ne dit-on pas que 64% des décisions concernant la gestion de la chose publique française sont prises à Bruxelles.
14.- Sur ce point cf. Gérard Fuchs. L'Europe contre la mondialisation. Changer l'Avenir. Ed L'Harmattan, 1996, p.47
15.- "Quelle autorité? Une figure à géométrie variable". Revue Autrement. No198 octobre 2000

Références bibliographiques:

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Sophie Bessis. L'Occident et les autres. Histoire d'une suprématie. La Découverte, Paris 2001

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Castells, Manuel, The Information Age: Economy, Society and Culture.

1996 Blackwell Publishers, Oxford

- Vol I The Rise of the Network Society.

- Vol II The Power of Identity

- Vol III End of Millenium

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Quelle Mondialisation? (Françoise Barret-Ducrocq ss dir) Bernard Grasset, Paris - Académie universelle des Cultures, 2002

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Jean Pierre Warnier, La mondialisation de la culture. La Découverte, coll.Repères, Paris 1999

Youth and Globalisation, (Lagrée, J.Ch Ragi, T. ss dir) INJEP, Paris, 2002


Notice:
Lagrée, Jean-Charles. "Réflexions pour une géo-sociologie", Esprit critique, vol.04 no.10, Octobre 2002, consulté sur Internet: http://www.espritcritique.org
 
 
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